10.12.2005
Kilim Emirdag

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23.10.2005
Les métiers à l’origine du langage
-Le rôle du symbolisme
Le symbolisme consiste à exprimer n’importe qu’elle idée d’une façon qui soit accessible à tout le monde.
Etymologiquement le mot symbole vient du grec « sumballein » qui signifie lier ensemble. A l’origine un symbole était un signe de reconnaissance, un objet coupé en deux moitiés dont le rapprochement permettait aux porteurs de chaque partie de se reconnaître comme semblable.
Mais un symbole est également un élément de liaison riche de médiation et d’analogie. Il unit les contradictions et réduit les oppositions. Sans sa participation ont ne peut ni comprendre ni communiquer une idée. Les mathématiques elle-même avec ces chiffres ne s’exprime qu’en symbole.
Platon disait : « Notre connaissance dépend d’une réminiscence ». « On ne voit que ce que l’on connaît » disait Goethe. « Nous ne pouvons admettre l’existence d’une chose si nous ne pouvons pas lui donner une signification » disait Cassirer.
Un symbole fait ainsi remonter à la surface de la conscience un schéma mental oublié, un signe correspondant à une impréssion déjà éprouvée. Ce qui permet de classer ce signe et par conséquent de le reconnaître et de l’accepter. Déchiffrer un message c’est percevoir une forme symbolique disait Gombrich.
-Du geste au signe
Le geste est coexistant à la vie antérieur de plusieurs millions d’années, la parole en est une modalité ultérieure, localisée à la bouche. L’homme primitif vivant comme aujourd’hui en société s’est exprimé d’abord par des gestes devenus des signes pour ses proches.
On ne comprend vraiment que ce que l’on peut soi-même répéter, puisque les signes comblent le vide entre la sensibilité et l’intélligence. Tout geste est précédé par une aspiration profonde. Puis suivie par une expiration qui sous sa forme la plus élémentaire s’exprime par un cri.
Car la respiration, comme disait Rilke, a été le berceau du rythme. Le premier outil de l’homme a été son corps et par dessus tout sa main qui est le modèle de ces outils « L’instrument des instruments » disait Aristote. Cette même main ayant une sensibilité supérieur à celles des autres membres de son corps. Elle est devenue l’organe détecteur par excellence, producteur d’objets, opérateur de signes et lui même outil polyvalent.
Le mot signe vient du latin « signum » qui a la même racine que le verbe secare=couper. Un signe est ce qui a été incisé par la main dans l’écorce d’un arbre. Ainsi l’homme laisse dans tout ce qu’il fait ou manipule l’empreinte de ces doigts. Le narcissisme de l’homme le pousse à intégrer tout ce qu’il voit comme un reflet de son moi dans le miroir des choses. Il considère tout objet comme dépendant de soi, et lui prête vie et conscience. Cette « empathie projective » anime à ces yeux le spectacle de l’univers et lui influe une vitalité quasi organique qui explique la pensée primitive. Dans les langues indo-européennes le mot dire dérive d’une racine qui signifie montrer du doigt.
-Primauté du rythme
Lorsque le geste initial se transforme en rythme par sa propre répétition, l’action immédiate produits ces effets en mode successif et n’échappe au provisoire que grâce au rythme qui commende les gestes en rites et en symboles. Ainsi ont peu dire qu’il y a identité entre le symbole et le rite. Parce que tout rite est un symbole réalisé dans le temps, mais parcequ’en retour le symbole graphique est la fixation d’un geste rituel.
Les plus anciennes langues parvenues jusqu’à nous grâce à l’écriture sont à peu près contemporaines du IVe ou du Ve millénaire. Pour remonter au-delà nous n’avons que les légendes conservées par des textes sacrés, telles que celui de l’Inde, d’Israël, et de l’Islam. La parole y est présentée comme une révélation divine à laquelle le rythme est intimement lié car c’est ce rythme qui a transmis aux hommes la vie dont ils sont une manifestation.

Une tradition islamique nous rapporte qu’au Paradis Adam parlait en vers, dans une langue rythmé qui avait été jusque-là le privilège des anges et de leurs symboles angéliques « les oiseaux ». Cette légende qui est la forme tardive qu’avait été prise à une tradition plus ancienne que nous ont conservée les Vedas. La langue primordiale et poétique y été appelée langue « syriaque » ou solaire, c’est à dire la langue d’une Syrie originelle et légendaire que les textes védiques situaient symboliquement au pôle où il plaçaient également le foyer primitif de leurs ancêtres Aryens.
Le rythme commande l’exécution de tout travaille. Il le rend plus facile en transférant l’effort à la charge de l’inconscient et de l’habitude, grâce à l’accord d’une respiration scandée par les chants de métier. Et notamment grâce à une codification précise des gestes exigés pour la réussite d’un chef d’œuvre et par la connaissance d’un tour de main apte à assurer l’accomplissement d’une tâche difficile. L’attitude correcte est aussi nécessaire pour le labeur que pour le rite, et l’on et l’on peut juger un artisan sur ses gestes puisque l’outil dont il se sert ne fait que prolonger l’effort de son cerveau et de sa main.
Ce sont les plus anciennes techniques, celles du potier, du tisserand, du forgeron, du laboureur, qui ont permis le développement du langage. Le vocabulaire de toute langue est originellement artisanal, puisque gestuel. Ont peut légitimement supposer qu’il y eut à l’origine autant de langue que de clans et de famille, seules les exigences de l’apprentissage et de la collaboration artisanale entre différents groupes ou tribus ont permis la généralisation de termes techniques et l’apparition d’une langue commune comprise par tous.
23:32
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11.09.2005
Afyon kilim

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Mehmet Ates

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10.09.2005
Elibelinde





La main sur les hanches(elibelinde). Les mères sont représentées sur les tapis par des dessins de femmes dont la main est posée sur la taille. La maternité qui s'identifie à la fertilité, symbolise, par ailleurs, la volonté de protéger et de faire vivre les enfants, ce qui est un des soucis principaux dans les communautés ou les conditions de vie font croître la mortalité infantile. Ce motif que l'on retrouve sur les tapis, de nos jours, pour faire référence à la fertilité, représente bien souvent, la femme qui a fabrique le tapis. L'artisane, qui s'identifie à ce motif, témoigne, ainsi, de son désir de fertilité, de son souhait de voir proliférer ses plantes et ses animaux et son voeu d'abondance dans la famille.
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motif typiquement seldjoukide du 12 siècl

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L'aigle

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La crûche

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La grenade

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La rose

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les bouquets de fleurs

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La gueule de loup

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La corne de bélier

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La main sur les hanches(elibelinde)

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Figures humaine

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L'oie
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Le paon-L'oiseau de paradis
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Les oiseaux en vol

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La crûche est un symbole féminin sacrée acceuillant l'eau,
représentant la soif humaine et les affections non rassasiées. Mais
symbolise également la richesse de l'Asie.

Le dragon est dis que tout les héros vainqueurs du dragon (monstre
représentant les forces inférieurs), ont conquis l'immortalité
virtuelle et comprennent le language des oiseaux. Tel Sigurd de la
légende nordique ou tel saint Matthieu qui écoute la colombe du
saint-Esprit, perchée sur son épaule, lui dicter les révélations de
son Evangile. Cet animal mythique de la mer, du ciel, de la
montagne et de la forêt, qui peut vivre partout, en toute région et
tout climat, représente la force et la puissance (qui unissent
l'air-le feu-et la terre), du fait même de son aspect surnaturel.
(plusieurs têtes, plusieurs pieds ou queues). Dans la tradition
chinoise le dragon caché symbolise la putréfaction, le dragon dans
les champs la fermentation, le dragon visible la coagulation, le
dragon bondissant la solution, le dragon volant la distillation et
le dragon planant la sublimation.

La gueule de loup est un motif qu'on a l'habitude de reporter sur
les tapis afin de protéger la tribu des attaques d'animaux
sauvages, auxquelles les nomades sont, de par leur mode de vie
même, assez souvent exposés.













